Présentations et allocutions

Observations préliminaires de Nada Semaan, directrice et présidente-directrice générale, Centre d’analyse des opérations et déclarations devant le Comité des finances de la Chambre des communes

Ottawa, Ontario
Le 24 mai 2018

Le texte prononcé fait foi

Je vous remercie, M. le président. Je suis très heureuse d’être ici aujourd’hui pour répondre à vos questions au sujet de ma nomination à titre de directrice et présidente-directrice générale du Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada ou CANAFE.

Honorée de servir

J’aimerais tout d’abord vous dire à quel point c’est un grand honneur pour moi d’avoir été désignée pour diriger CANAFE, une organisation qui joue un rôle tellement important dans la protection des Canadiens et du système financier du Canada.

Lorsque j’ai servi à titre de première vice-présidente de l’Agence des services frontaliers du Canada, j’ai été témoin de l’utilité du renseignement financier de CANAFE et des résultats qu’il obtient pour les Canadiens.

L’exemple le plus patent de ces résultats est celui du projet Protect, dans le cadre duquel le renseignement financier de CANAFE s’est avéré déterminant pour aider les forces policières à secourir des dizaines de jeunes femmes canadiennes exposées aux pires conditions imaginables.

M. le président, il serait impossible d’obtenir ce type de résultats sans les efforts soutenus de milliers d’entreprises à l’échelle du pays qui travaillent avec nous pour protéger le système financier du Canada, et qui nous transmettent l’information dont nous avons besoin pour produire les renseignements financiers à l’intention des services de police et des organismes chargés de l’application de la loi et de la sécurité nationale du Canada.

Collaborer pour renforcer le régime

Je suis déterminée à collaborer avec ces entreprises pour m’assurer qu’elles comprennent bien leurs obligations prévues par la Loi et qu’elles sont en mesure de les respecter. Je crois sincèrement que c’est dans leur but de les respecter pour, ainsi, contribuer à la protection du Canada et des Canadiens. Il nous appartient donc de nous assurer qu’elles ont les connaissances et les outils nécessaires pour mettre en place un programme de conformité efficace. Grâce à ce type de soutien, je suis convaincue que les niveaux de conformité continueront de s’améliorer et que nous trouverons des moyens d’augmenter davantage l’efficacité du régime.

Je surveille votre examen de la Loi et je constate qu’il semble y avoir une bonne compréhension de l’importance du régime canadien de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement des activités terroristes et des résultats qu’il réalise pour les Canadiens. Pour l’avenir, nous sommes résolus à examiner de plus près le « quoi » et le « comment » et à mobiliser les entreprises en faisant preuve de transparence et d’une grande ouverture d’esprit, afin de trouver de meilleures façons de gérer notre programme. Cela comprend examiner de plus près le fardeau imposé aux entreprises, une tâche qui est en fait une priorité pour nous.

Lorsque j’étais sous-ministre déléguée à Agriculture et agroalimentaire Canada et à Patrimoine canadien, j’ai collaboré avec divers intervenants pour résoudre les problèmes cernés et améliorer les programmes et la prestation de programmes. Je sais à quel point il était véritablement avantageux d’écouter tous les points de vue et d’être ouverte au changement.

Expérience au sein de la fonction publique

M. le président, CANAFE est à un tournant crucial dans son évolution, notamment en raison de cet examen de la Loi, de la mise en œuvre de notre nouveau système d’analyse et de la forte dynamique d’innovation qui s’installe, y compris dans le secteur financier. Ensemble, nous traçons la voie du Centre pour de nombres années à venir.

Je crois que mes 27 années d’expérience au sein de la fonction publique professionnelle du Canada m’ont très bien préparée à aider CANAFE à composer avec les changements à venir.

À titre de secrétaire adjointe du Secteur économique au Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, j’ai travaillé étroitement avec les ministres du Conseil du Trésor afin de trouver des façons plus efficientes et efficaces de diriger les programmes gouvernementaux. À ce titre, j’ai appris qu’il existe toujours une façon d’améliorer un programme. CANAFE est une organisation solide qui dispose d’un effectif compétent et dévoué et, c’est pourquoi je sais que nous pouvons rendre ce programme encore plus efficace.

Au début de ma carrière, lorsque j’étais une analyste à Cognos, j’ai acquis une expérience très utile en ce qui a trait aux outils de technologie de l’information et de l’informatique décisionnelle. J’ai mis à profit cette expérience tout au long de ma carrière, particulièrement dans mon rôle de dirigeante principale de l’information et de sous-ministre adjointe des Systèmes, à Service Canada, où j’ai eu le grand plaisir de jouer un rôle de premier plan dans la définition de la vision, la conception et la mise en œuvre de l’initiative Service Canada. Cela a certainement eu une incidence importante sur la qualité des services offerts aux Canadiens par leur gouvernement fédéral. Cette expérience se révèlera utile dans le travail que nous accomplirons avec les entreprises pour renforcer notre programme.

L’un des moments de ma carrière à titre de fonctionnaire dont je suis le plus fière est sans doute lorsque j’étais chargée de diriger les programmes de Sécurité de la vieillesse et le Régime de pension du Canada en tant que directrice générale principale à Développement social Canada. En particulier, lorsque nous avons examiné le processus d’accès au Supplément de revenu garanti pour les aînés, nous avons constaté qu’il comportait plusieurs différents formulaires longs et complexes. Pour cette raison, la plupart des aînés ne savaient même pas qu’ils y étaient admissibles ou comment présenter une demande. Avec l’aide de nos spécialistes de la fonction publique, nous avons élaboré un nouveau processus adapté aux besoins de nos aînés. Dans le cadre de ce processus, une lettre était envoyée aux aînés en fonction de leurs cotisations d’impôt sur le revenu qui les informait de façon proactive de leur admissibilité au Supplément. Nous avons donc été en mesure de fournir des prestations à un nombre additionnel de 200 000 aînés à faible revenu, de manière simple et efficiente.

Conclusion

M. le président, je suis heureuse de vous fournir d’autres détails sur mon expérience, mais, à ce stade-ci, j’aimerais terminer en disant qu’à titre de Canadienne ayant immigré au Canada à l’âge de cinq ans, je suis très reconnaissante – profondément reconnaissante – d’avoir eu la possibilité de servir les Canadiens au sein de la fonction publique du Canada, qui est reconnue mondialement comme la meilleure fonction publique au monde. En fait, j’ai choisi de faire carrière au sein de la fonction publique pour que je puisse servir le pays qui m’a accueillie et qui nous a tellement donné, à moi et à ma famille.

Comme vous pouvez le constater, je suis très fière d’être fonctionnaire et d’être Canadienne. Dans tous les ministères et organismes où j’ai travaillé, mes collègues ont fait preuve d’un engagement envers l’excellence. Ils écoutent. Ils apprennent. Ils cherchent toujours des possibilités d’amélioration. Et, ils relèvent le défi afin de protéger et d’assurer la prospérité du Canada et des Canadiens. C’est exactement ce que j’ai pu constater à CANAFE au cours des deux derniers mois, et je me sens privilégiée de me joindre à l’équipe, tout comme je me suis sentie à propos de servir les Canadiens dans chacun des emplois que j’ai occupés à la fonction publique.

Voilà, M. le président, je suis heureuse de répondre aux questions des membres du comité.

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